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<title>Fraternité - biologie</title>
<description>Vivre pour la fraternité au quotidien</description>
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<title>Darwin et la fraternité</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2009/05/16/darwin-et-la-fraternite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Sat, 16 May 2009 21:38:22 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;En ce moment, on voit partout le portrait de cet homme grisonnant et barbu, qui a l’air si calme et tranquille&amp;nbsp;: en effet, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;on fête le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin, né en 1809 et aussi le 150&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; anniversaire de la parution de son livre majeur, «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;De l’origine des espèce&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, en 1859.&amp;nbsp; On s’étonne presque, devant son apparente bonhommie, que ses écrits aient pu déclencher une telle fureur de protestations, de passion, de sarcasmes, de débats.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il ne faut pas oublier que Darwin est un personnage du XIXème siècle, et qu’on ne peut comprendre ses travaux, et les réactions qu’ils ont suscités, qu’à la lumière de son temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Le XIXème siècle est dominé par l’idée de progrès, l’idée que tout ira de mieux en mieux (idée renforcée les progrès dans le domaine économique) et c’est dans ce contexte culturel qu’est née la théorie de l’évolution des espèces. Charles Darwin n’en est pas l’inventeur; on sait qu’il a lu l’œuvre du géologue Charles Lyell qui proposait une explication évolutive des phénomènes naturels et les travaux du naturaliste français Jean-Baptiste Lamarck, pour qui le temps produisait la transformation progressive des espèces. La nouveauté proposée par Charles Darwin porte sur le moteur qui est à la base de l’évolution, répondant ainsi à la question&amp;nbsp;: qu’est ce qui fait que l’évolution pousse les espèces à évoluer dans tel sens plutôt que dans tel autre&amp;nbsp;? A cette question Darwin répond&amp;nbsp;: la «&amp;nbsp;sélection naturelle&amp;nbsp;». Là encore, il n’est pas tout à fait le premier, car son jeune collègue Alfred Wallace était sur le point de publier des conclusions assez voisines (pour la petite histoire, on peut noter la grande honnêteté&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de Darwin qui, alors même que Wallace était absent en raison d’un voyage en Malaisie, a reconnu la contribution de Wallace lors d’une lecture conjointe de leurs travaux). Darwin est une personne très prudente, et s’il publie ses conclusions en 1859, c’est après une série impressionnante de travaux sur le terrain, en particulier en se basant sur des observations qu’il a réalisées aux îles Galapagos lors d’un voyage sur le Beagle, un vaisseau chargé de relevés hydrographiques, au bord duquel il était monté en 1831 alors qu’il venait d’achever ses études de théologie. Au cours de ce long voyage, Darwin a pu étudier les légères variations qui peuvent exister au sein d’une espèce sur des îles voisines. L’idée centrale est qu’il existe deux phénomènes indépendants&amp;nbsp;: d’une part la variabilité (le fait qu’au sein d’une population, les sujets peuvent être très différents les uns des autres) et d’autre part les conditions de l’environnement favorisant la reproduction des mieux adaptés à ces conditions particulières. Ainsi, s’il fait très froid, cela va favoriser la reproduction des animaux avec le plus de fourrure. Cependant, en raison de la variabilité, il restera toujours au sein de la population des animaux avec moins de fourrure, et ces derniers seront plus adaptés que les premiers si le climat se réchauffe. Ainsi, la présence des individus les moins «&amp;nbsp;adaptés&amp;nbsp;» est un bienfait pour la population, puisqu’elle permet son adaptation si les conditions de l’environnement changent&amp;nbsp;: les plus faibles deviennent ainsi un atout sur le long terme. En plus, d’autres traits que le fourrure participent aussi à l’adaptation d’un individu, si bien qu’il se pourrait qu’un individu avec peu de fourrure possède par ailleurs une caractéristique favorable à son adaptation, comme un bon système immunitaire. Cette théorie de la sélection naturelle a été assimilée à tort à la théorie de la «&amp;nbsp;survie du plus apte&amp;nbsp;». Or, il s’agit là d’une erreur d’interprétation, puisque, comme on vient de le voir, la sélection porte sur une population (un groupe d’individus, combinant plusieurs traits de variation) et non sur des individus eux mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Cette théorie de l’évolution par sélection naturelle &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;a été à l’origine de bien des interprétations idéologiques, en particulier lorsque certains ont tenté d’adapter ses conclusions à l’espèce humaine. On peut évoquer le «&amp;nbsp;darwinisme social&amp;nbsp;», &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;prôné par Herbert Spencer, penseur libéral qui défendait l’idée d’une concurrence sans règles ni limites&amp;nbsp;: selon lui, puisque les individus les moins bien adaptés sont destinés à être éliminés par l’évolution, autant ne leur proposer aucun soutien. Des idées voisines étaient défendues par l’économiste Thomas Robert Malthus qui pensait qu’il ne fallait fournir aucune aide aux plus pauvres, ou par Francis Galton qui partait de ce principe pour proposer l’exclusion des plus faibles des fonctions de reproduction, ce qui correspond à l’eugénisme. Darwin n’adhérait en rien à ces interprétations qui allaient bien au-delà de sa théorie, comme en témoigne le fait que pendant 40 ans il a consacré une bonne partie de son temps à aider les plus démunis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Il faut noter aussi que Darwin a construit sa théorie de l’évolution par sélection naturelle en se basant sur ses observations faites aux îles Galapagos, un environnement caractérisé par une végétation luxuriante et une forte densité de la faune. Peu de temps après, un autre naturaliste, le russe Pierre Kropotkine, qui menait ses travaux dans les plaines semi-désertiques de Sibérie, proposait dans son livre «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;L’entraide, un facteur de l’évolution&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; paru en 1902 un autre moteur à l’évolution des espèces&amp;nbsp;: l’entraide. En effet, dans les zones de faible densité dans lesquelles il menait ses travaux, la situation n’était pas celle d’une compétition acharnée entre individus et entre espèces, et la coopération et l’aide réciproque&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; apparaissent donc comme un moteur de l’évolution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-indent: 35.4pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Ainsi, la théorie de l’évolution porte en elle des idées très positives, et si un malaise a parfois pu s’installer, cela est essentiellement lié à des interprétations outrancières et idéologiquement marquées. Darwin est le fruit d’un dialogue avec d’autres penseurs de son temps, et ses idées sont loin d’aller à l’encontre d’idéaux de fraternité et de solidarité, comme certains ont pu le postuler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Jeux vidéos ou émissions TV violentes: elles modifient le fonctionnement cérébral de l'enfant</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2008/01/05/jeux-videos-ou-emissions-tv-violentes-elles-modifient-le-fon.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Sat, 05 Jan 2008 13:05:32 +0100</pubDate>
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Une étude récente (pour plus de détails, voir http://www.sosparents.org/Brain%20Research%20Study.htm ou http://www.killology.com/new_media_vio.htm) est venue confirmer ce que beaucoup redoutaient déjà: le fonctionnement cérébral est altéré chez les adolescents ayant beaucoup pratiqué les jeux vidéos violents ou regardé des films violents à la télévison. En effet, ces adolescents présentent un déficit du fonctionnement du cortex frontal. Le cortex frontal est une région du cerveau très développée dans l'espèce humaine: en effet, c'est la région du cerveau qui distingue le plus l'homme des autres mammifères. Cette région du cerveau est sollicitée par les fonctions d'inhibition (qui nous permet d'inhiber les comportements indésirables, comme par exemple l'agressivité), la résolution de problèmes complexes, certaines formes de mémoire, les fonctions de  planification (prévoir les conséquences de nos actes), les jugements esthétiques et moraux, etc.. Son altération chez les adolescents exposés à cette violence médiatique suggère qu'ils risquent de présenter des dysfonctions de ces processus, ce qui est plus qu'inquiétant et confirme qu'exposer des enfants à cette violence n'est pas neutre, et peut avoir des conséquences durables. Prenons garde, donc!
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<title>Pourquoi Waston a tort en affirmant qu'il y a des différences d'intelligence entre races</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/10/28/pourquoi-waston-a-tort-en-affirmant-qu-il-y-a-des-difference.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Sun, 28 Oct 2007 22:20:00 +0100</pubDate>
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Scandale! Watson, celui là même qui a, avec Crick, été à l'origine de l'une des plus fantastiques découvertes de la biologie au cours du XXème siècle (Crick et Watson ont contribué, avec d'autres chercheurs restés dans l'ombre, à la découverte la structure de l’ADN et ont obtenu en 1962 le Prix Nobel de médecine), a fait dans le Sunday Times du 14 octobre des déclarations ahurissantes concernant les différences d'intelligence qui existeraient entre blancs et noirs. Il a été aussitôt suspendu des fonctions qu'il occupait à la direction de l'institut de recherche de Long Island (nord-est des Etats-Unis). Evidemment, le prix Nobel de Watson peut donner du crédit à de tels propos. Pourtant, il faut savoir que ces déclarations sont totalement infondées, et cela pour au moins deux raisons: a) l'intelligence n'est pas une entité, mais un concept. En tant que tel, elle ne peut être mesurée. On ne peut mesurer qu'un facteur très indirect: le quotient intellectuel (le fameux QI). Et le QI ne mesure pas l'intelligence, mais une performance à un test. Mesure réductrice donc, ne reflétant que très partiellement l'intelligence puisque d'autres facteurs, comme le niveau socio-culturel, peuvent l'influencer; b) les rares études qui ont montré une différence de QI entre races n'ont pas tenu compte des facteurs de correction nécessaires, en particulier la correction de niveau socio-économique. Lorsque l'on tient compte de ces facteurs non spécifiques, la différence disparaît. &lt;br /&gt;Leçon de l'histoire: ne jamais tenir compte de la notoriété de quelqu'un pour se faire une opinion, mais faire l'effort de se renseigner soi même, histoire d'être acteur de ses pensées!
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<title>Livre</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/10/11/livre.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Thu, 11 Oct 2007 22:33:24 +0200</pubDate>
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Ca y est, mon livre est sorti (eh oui, j'ai écrit un livre.. son titre: Biologie des émotions, cf le lien dans la colone de droite)). Le lien avec la fraternité me direz vous? C'est très simple: il s'agit d'un manuel de biologie, mais j'essaie de mettre en valeur des auteurs qui présentent le vivant d'une manière non réductionniste, en tenant compte de l'expérience subjective. Parce que je crois que la vision réductionniste, si courante en biologie, donne une vision de l'homme comme un être écrasé par des forces toutes puissantes (les gènes, le fonctionnement du cerveau, l'évolution) sur lesquelles il n'a aucune emprise. Or, un tel homme n'est guère capable de relations et de dialogue avec les autres, n'est guère capable d'ouverture à l'altérité, n'est guère capable d'un comportement juste et tourné vers les autres. Comme quoi, la possibilité de la fraternité trouve aussi ses origines dans la façon de décrire le vivant.
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<title>Sur les tests ADN</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/09/20/sur-les-tests-adn.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 22:00:00 +0200</pubDate>
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L'assemblée nationale a adopté aujourd'hui un certain nombre de dispositions concernant l'immigration.  Parmi celles ci, il faut mentionner l'amendement sur la possibilité de recourir à des tests ADN pour apporter une preuve de filiation dans les cas de regrouppement familial, un amendement adopté par 91 voix contre 45. Beaucoup ont souligné les dangers et le côté non équitable de cette disposition: les tests sont payants alors que les demandeurs sont pauvres (en fait, le tests est remboursé si le visa est accordé), il s'agit d'une pratique très contrôlée pour les personnes résidants en France alors qu'on la demande pour des ressortissants étrangers. J'adhère tout à fait à ces arguments, mais je pense que le danger est plus grave encore, plus profond. En effet, reconnaître une filiation sur la seule base d'une séquence d'ADN revient à réduire le lien familial à une histoire moléculaire. C'est ignorer le lien, bien plus riche et fécond, qui se construit par les moments partagés, par le fait de se voir, de manger à la même table, de discuter, etc.. Et que fait-on des enfants adoptés, qui pourtant se sentent tout aussi &quot;enfants&quot; que les enfants &quot;biologiques&quot;? Ce qui me choque, profondément, c'est d'ignorer la dignité de la personne au point de réduire son identité, son lien filial, à une séquence nucléique. Hier, j'ai été signer une pétition sur internet, en faisant bien sûr attention à ce que le ton employé soit &quot;fraternel&quot;.
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<title>Fraternité... chez les rats!</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/07/09/fraternite-chez-les-rats.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Mon, 09 Jul 2007 22:00:00 +0200</pubDate>
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Un article récent, paru dans une revue scientifique (de Rutte et Taborsky, paru dans PLos Biol, Vol 5, 2007) a démontré l'existence d'un comportement étonnant chez des rats: ce comportement a été baptisé &quot;réciprocité généralisée&quot;. De quoi s'agit-il? Des rats sont placés dans une boîte dans laquelle un appui sur un levier permet l'obtention de nourriture.. Voilà qui est très classique. Mais ce qui l'est moins, c'est le fait que la dite nouriture n'est pas destinée au rat qui appuie, mais à un congénère. Que constate-t-on? que non seulement les rats sont capables d'une telle &quot;générosité&quot; (se fatiguer pour un autre), mais que cette réciprocité est augmentée de 20% si le rat a lui même bénéficié de l'aide d'un autre rat dans le passé, et est augmentée de 50% si le rat a bénéficié de l'aide du rat qui en a actuellement besoin. Il s'agit donc d'une générosité parfaitement &quot;calculée&quot;, qui n'a rien à voir avec un automatisme stupide.. C'est la première démonstration de ce genre de comportement chez une autre espèce que l'Homme.&lt;br /&gt;Ou l'on voit que la réciprocité, la gratuité, loin d'être le propre de l'Homme, se trouvent aussi chez d'autres espèces. D'après les auteurs, ce comportement est bien plus répandu que l'on ne croit! Encourageant, non?
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<title>La fraternité chez les arbres</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/05/08/la-fraternité-chez-les-arbes.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 11:35:00 +0200</pubDate>
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Ces jours ci, j'ai lu un article intéressant sur la forêt. Chacun sait que certaines forêts peuvent être particulièrement denses, ce qui a comme effet de réduire la luminosité au sol. C'est le cas de certaines forêts primaires, de la jungle tropicale.. Dans ces conditions, comment font les nouveaux arbres pour se développer? On sait en effet le rôle prépondérant de la chlorophylle, qui est synthétisée par la lumière, dans la croissance arborée. Sans lumière, le développeemnt des petits arbes semble donc compromis, et l'avenir de la forêt avec. Or, un phénomène fort intriguant vient d'être découvert dans ces conditions de forte densité: les grands arbres qui dominent la forêt et ont donc un accès aisé à la lumière, fournissent de la nouriture aux plus petits par le biais de leurs racines!! Etonnant, non? Une entraide au sein même du sol ou d la boue! &lt;br /&gt;Cela prouve une fois de plus que la nature fonctionne mieux avec la solidarité que sans. L'évolution des espèces ne sélectionne pas seulement les plus forts pour éliminer les faibles. En effet, si les petits arbres ne peuvent pas se développer, l'avenir de la forêt serait compromis. Les grands arbres &quot;perdent&quot; donc une partie de leur énergie au bénéfice de la forêt entière. Bel exemple, non?
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<title>L'inné et l'acquis</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/04/10/l-inné-et-l-acquis.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 12:50:00 +0200</pubDate>
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Etant responsable d'un laboratoire de biologie du comportement, je ne peux pas rester muette devant les propos tenus ces derniers jours par Nicolas Sarkozy sur l'inné et l'acquis. D'après lui, il  y aurait une pogrammation génétique non seulement de certaines pathologies somatiques comme le cancer mais aussi de certains comportements, comme le suicide ou la pédophilie. La plupart des autres candidats (Buffet, Royal, Bayrou) ont réagi vigoureusement à ces propos. Qu'en est-il? Il faut dire que le débat sur la question n'est pas nouveau et a fait couler beaucoup d'encre entre les partisans du &quot;tout inné&quot; (appelés nativistes, comme par exemple Descartes, Leibnitz, Chomsky, Pinker) et les partisans du tout &quot;acquis&quot; (appelés parfois empiristes, comme John Locke). Actuellement, les biologistes penchent plutôt vers un troisième modèle, appelé &quot;constructiviste&quot; qui postule qu'un sujet est le résultat de l'interaction entre inné et acquis (Piaget, Hebb, Gottlieb, Greenough, Quartz, Varela, Sejnowski, etc). Ces modèles s'intéressent à la façon dont l'environenment interagit avec les facteurs génétiques. D'après ces thérories, un sujet n'est pas le résultat d'un déterminisme génétique car les gènes s'expriment d'une façon différente selon l'environnement auquel le sujet est confronté. Ainsi, le sujet se construit librement, en utilisant à la fois les briques qui viennent de ses gènes, mais aussi celles qui lui viennent de l'environnement. Il est donc bien loin d'être condamné par ses gènes.
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<title>Pourquoi l'intestin ne ressemble pas au cerveau?</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/03/23/pourquoi-l-intestin-ne-ressemble-pas-au-cerveau.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Fri, 23 Mar 2007 09:35:00 +0100</pubDate>
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Pourquoi les cellules de l'estomac ne ressemblent pas à celles du cerveau? La question peut sembler bizarre a priori. Goût pour l'étrangeté? pas du tout.. En effet, au sein de chaque cellule, on trouve l'ensemble du patrimoine génétique d'un sujet, estimé entre 25 000 et 30 000 gènes. Par conséquent, dans les cellules de l'intestin il y a le même patrimoine génétique que dans celles du cerveau, de la peau ou des muscles. Simplement, dans une cellule du cerveau, les gènes spécifiques de l'instetin ne s'expriment pas pour &quot;laisser&quot; la place à ceux de l'instetin. Et dans celles de la peau, les gènes spécifiques de l'intestin, des muscles ou du cerveau restent silencieux, s'effaçant devant ceux de la peau. C'est grâce à ce mécanisme que nous sommes constitués de tissus différents (peau, musceles, cerveau, etc). Ainsi, cette diversité dans nos organes et la complémentarité qui en découle logiquement ne seraient pas possibles sans ce mécanisme d'effacement, sans ce &quot;silence&quot; de la plupart de nos gènes.. N'est ce pas là un modèle de fraternité?
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<title>De la coopération dans la nature</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Biologie</category>
<pubDate>Tue, 27 Feb 2007 21:25:00 +0100</pubDate>
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Aujourd'hui, au travail (je suis biologiste et je travaille dans un laboratoire de recherche) un collègue américain qui était de passage m'a fait découvrir un phénomène fascinant: celui des &quot;petits mondes&quot;. De quoi s'agit-il? L'histoire est celle d'une rencontre improbable entre un étudiant en thèse (Watts) et un mathématicien (Strogatz). L'étudiant en thèse s'intéressait aux stridulations (des sortes de cris) des criquets. Dans la nature, des centaines de criquets peuvent chanter en même temps et s'arrêter presque simultanément. Comment cela se fait-il? est ce que les criquets prêtent attention seulement à leurs voisins ou bien aussi aux individus qui sont plus loin? Avec l'aide du mathématicien, ils démontrèrent que ce phénomène pouvait s'expliquer par le fait que chaque criquet faisait attention seulement à ses voisins les plus proches, et que quelques criquets faisaient attention aussi aux plus éloignés. Cela correspond à un phénomène mathématique, décrit sous le terme de &quot;petit monde&quot;. Un petit monde correspond à un petit réseau, où chaque noeud est relié à son voisin et ou quelques noeuds sont connectés aussi à des noeuds plus lointains par un &quot;chemin&quot; court et direct. On sait à présent que ce modèle peut décrire aussi certaines interactions entre protéines au sein de la cellule, ou bien la façon dont les cellules nerveuses communiquent entres elles dans un cerveau humain. Elle peut s'appliquer aussi à la description du réseau internet, du réseau élecrtrique américain ou bien à des domaines aussi variés que la sociologie ou l'économie. La morale de l'histoire? Peut être que s'ouvrir au monde de l'autre (par exemple, que le biologiste s'interesse à la sociologie) donne des fruits extraordonnaires... Et ensuite, que les phénomènes de coopération semblent être l'une une loi intime de la nature...
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