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<title>Fraternité - dialogue</title>
<description>Vivre pour la fraternité au quotidien</description>
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<title>Le monde dans mon bureau</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 22:39:36 +0100</pubDate>
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Assise à mon bureau, je vois divers objets: un stylo, des livres, un clavier d'ordinateur, une lampe, la fenêtre, une table sur mon balcon, un cèdre dans le jardin... Je ne peux m'empêcher de penser à chacun de ceux qui, par leur travail, ont contribué à tout cela: cet homme qui, il y a sans doute plusieurs centaines d'années, a planté ce cèdre, cet ouvrier qui a confectionné les huisserie de la fenêtre, celui qui en Chine a fabriqué ce stylo ou cet indien qui a peut être fait le clavier. J'ai l'impression que le monde entier se rencontre ici et je mesure que ce que je peux entreprendre à chaque instant dépend du travail de tant d'autres.. Souvent, en regardant autour de moi, j'ai ainsi une pensée pour ces inconnus qui, par leurs efforts, viennent embellir mes instants. Le monde alors devient ample, beau.. Une vaste chaîne humaine alors se déploie, se rencontre.. et j'espère en être moi aussi un élement..
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<title>Points de vue</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 20:33:33 +0100</pubDate>
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Mercredi dernier, j'atteris à Pittsburgh vers 22h (heure locale, 4h heure française). Un passant me signale l'éclipse de lune. Je m'installe dans la voiture qui doit m'ammener à mon hôtel et, malgré la fatigue, me plonge avec délectation dans la contemplation Comme elle est magnifique et émouvante, cette ombre sur la lune! Il y a un peu de brume, mais on distingue avec une netteté incroyable les reliefs de sa surface, alors que la partie éclairée est éblouissante comme jamais. Contemplation silencieuse d'abord mais ensuite j'ai envie de partager cela avec le chauffeur. A un arrêt, je lui indique la direction du phénomène. Sa réponse est un choc: &quot;je la regarderais à la télé en rentrant!&quot; me dit-il!! j'ai presque envie de le convaincre qu'il a tort, que c'est une occasion rare (la prochaine est en 2015), etc... Mais en même temps, je me dis que je dois rester ouverte, ne pas le juger. Le plus important est de demeurer avec lui dans ce lien de fraternité cordiale, plutôt que de l'amener à mes propres argeuments. Ce n'est qu'une historie de points de vue
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<title>Ouverture et sectarisme</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 22:00:00 +0100</pubDate>
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Ce matin, à la radio (une radio sérieuse, France Culture!), j'entend l'information suivante: à l'Institut Catholique de Paris s'ouvre ces jours ci un diplôme destiné à la formation des immans. En y réfléchissant, je trouve cela plutôt audacieux et positif, témoignant d'une grande ouverture d'esprit à la fois de la part des catholiques et des mulsumans. Un beau pas dans le sens du dialogue entre religions. Je décide d'en savoir davantage et pars donc à la recherche d'informations sur le net. Là, l'horreur: intolérance, sectarisme et bêtise de tous les côtés. En plus, personne ne semble prendre la peine d'aller à la source. Je m'aventure donc sur le site de l'Institut Catholique de Paris ( http://www.icp.fr/fasse/actu.php?recipient_out=1772). Dans la rubrique correspondant à la Faculté des Sciences Sociales et Economiques, on trouve une description très détaillée de la formation. Il s'agit d'un Diplöme universitaire intitulé &quot;Religions, laïcité, interculturalité&quot;. Les expressions clefs: compréhension mutuelle entre les différents acteurs d'une démocratie laïque et sociale, problématiques interculturelles et religieuses, laïcité. Je trouve cela plutôt beau que de voir que les acteurs culturels d'une religion décident d'offrir, à ceux qui ne partagent pas leur convictions ou professent une autre religion, la possibilité de se former et de réfléchir à la tolérance, à la laïcité et cela loin des polémiques, des conflits, de tout esprit partisan. Il n'est nullement question de former des immans radicaux comme je l'ai vu sur certains sites. Comme quoi, il est utile de réfléchir, de s'informer, de ne pas réagir comme un ressort à tout ce qu'on entend, degarder l'esprit ouvert et disponible!
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<title>Respecter l'autre jusqu'à susciter la réciprocité</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/11/29/respecter-l-autre-jusqu-a-susciter-la-reciprocite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 22:25:00 +0100</pubDate>
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Demain, je me rends pour le week end à une petite réunion de travail internationale, qui regrouppe une trentaine de participants, de toutes sortes de convictions et issus de différents pays. L'objectif: essayer de trouver un équivalent &quot;athée&quot; de certaines notions qui proviennent du christianisme. Exemple: l'amour réciproque. C'est l'idée, parfaitement évangélique, que si l'on &quot;aime&quot; l'autre, c'est à dire si l'on s'applique à faire en sorte qu'il soit heureux, l'autre ne se contente pas de rester passif, mais se met à &quot;aimer&quot; à son tour. En français, ce terme peut susciter bien des crispations, à la fois parce que cette notion est utilisée dans le langage courant avec une connotation très sentimentale ou affective, qui empêche d'imaginer qu'elle puisse s'appliquer à tous et aussi parce que ce mot sonne très &quot;catho&quot;. Cependant, je pense que la notion sous jacente, bien au delà du terme lui même, peut être appropriée par les personnes convaincues par l'idéal de fraternité, bien au delà du cercle restreint des chrétiens. Il faudrait donc, pour éviter de se laisser piéger par l'expression &quot;amour réciproque&quot;, faire l'effort de trouver un autre vocabulaire. M'est venue cette expression qui fait le titre de ce billet: &quot;respecter l'autre jusqu'à susciter la réciprocité&quot;, mais cela me semble un peu long. Et puis, le mot &quot;respect&quot; peut sembler un peu faible. d'autres idées? elles sont bienvenues...
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<title>Grève à l'université</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/11/07/greve-a-l-universite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 13:24:26 +0100</pubDate>
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En 24 heures, j'avais 6 heures de cours à faire à la fac. J'avais aménagé un emploi du temps fort complexe, entre deux voyages, pour être à l'université. Quand j'arrive, je trouve la fac fermée. Les étudiants ont décidé de bloquer le site. Je rencontre certains de ceux qui se rendaient à l'un de mes cours: ils ne sont pas d'accord avec la grève, mais la forme de l'action enteprise par les étudiants grévistes les empêche de prendre la parole. Et d'évoquer la situation de certains étudiants pauvres ou étrangers, qui ont engagé beaucoup de frais pour payer des études, un appartement et qui à présent vont &quot;perdre leur temps&quot;. De plus, les revendications des étudiants grévistes semblent reposer sur une interprétation erronée du textede loi. Ils évoquent des dangers qui pourtant ne sont pas contenus dans le texte qu'ils prétendent combattre. &lt;br /&gt;Une fois de plus, je ressens douloureusement l'absence de dialogue qui a conduit à cette situation. Il n'y a aucune écoute de part et d'autre. Je me dis que si j'étais dans l'amphi avec les étudiants, je changerai le contenu de mon cours : je suis biologiste, et je leur ferai cours sur la démarche scientifique, qui consiste à rechercher la vérité. Que cela impose de toujours vérifier les sources, histoire de se faire sa propre opinion, et de ne pas s'appuyer sur des rumeurs, sur des affects, sur la soumission à la terreur. Et je ressens une nouvelle fois la pertinence du combat pour le dialogue, le respect d'autrui, la démocratie qui permet la cohabitation de personens ayant fait des choix opposés, valeurs essentielles à la construction d'une société fraternelle. Souvent, quand on en parle, cela semble une évidence. Les faits disent le contraire!
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<title>Arrêtons de stigmatiser</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/09/21/arretons-de-stigmatiser.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 20:25:00 +0200</pubDate>
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Dans les médias, on ne cesse pas de stigmatiser telle ou telle autre catégorie de la population. Selon le cas, c'est la faute aux étrangers, aux sans papiers, aux fonctionnaires, aux riches, aux patrons, aux agriculteurs pollueurs, aux grévistes, etc.. La liste pourrait être rallongée à l'infini. C'est toujours la faute aux autres (comme ça, on est coupable de rien). Et les autres en question sont pris comme une catégorie générique, sans tenir compte du fait qu'il s'agit de personnes, souvent très différentes entres elles. Cette stratégie consistant à stigmatiser une catégorie de gens est utilisée par des protagonistes de tous horizons politiques et socio-culturels: qu'ils soient de gauche ou de droite, qu'ils soient ruraux ou urbains, qu'ils travaillent dans le privé ou dans la fonction publique.. La stigmatisation n'est pas l'apanage des uns ou des autres. Et c'est toujours l'autre, différent de nous, qui est dans ses torts! &lt;br /&gt;Quand commencerons nous à regarder cet autre comme une personne, comme une richesse, comme un don?
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<title>Rugby, métissage culturel et fraternité</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 22:35:00 +0200</pubDate>
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D'où vient l'engouement actuel pour le rugby? Bien sûr, cet enthousisame aussi populaire que soudain peut trouver ses racines dans le fait que la compétition se déroule en France et est donc très médiatisée. Mais je crois qu'il n'y a pas que cela, et que cet passion peut aussi être liée au fait que le grand public reconnait dans ce sport des valeurs de fraternité, d'ouverture, de dialogue, de métissage culturel.. Par exemple, la notion de solidarité est une clef de la réussite d'une équipe, qui est constamment soulignée. On peut noter aussi que ce sport ne connaît pas le phénomène du hooliganisme présent dans d'autres pratiques sportives. Enfin, ce sport se distingue par la présence de rituels identifiant clairement une équipe: tout le monde a été impressioné des fameux kakas des All Blacks, différents des hakas des joueurs de Samoa ou de Tonga. On comprend, en voyant ces danses, que le métissage est une richesse, bien plus que l'uniformité ou la standardisation des pratiques que l'on observe dans d'autres sports. &lt;br /&gt;Métissage, respect de l'autre, non violence, solidarité: et si l'attrait du grand public pour ce sport venait de là? et si c'était le fait d'identifier dans ce sport des valeurs articulées à la notion de fraternité qui déclenchait cet engouement?
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<title>Dialogue entre disciplines différentes</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/08/29/dialogue-entre-disciplines-differentes.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Wed, 29 Aug 2007 21:15:09 +0200</pubDate>
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La notion d’interdisciplinarité est très en vogue, au point que le mot semble devenu le sésame ouvrant toutes les portes, donnant droit à tous les financements. On ne peut bien sûr que s’en réjouir, tant la spécialisation à outrance peut parfois être stérile. Et pourtant, cet engouement s’accompagne de bien des travers, qui ne peuvent qu’en limiter la portée. Bien souvent, l’interdisciplinarité n’est qu’un mot creux, un discours convenu, dans lequel chacun se contente de rappeler les limites de l’approche purement disciplinaire, d’en dresser l’histoire, ou, pire encore, de faire des déclarations d’intention vagues, regrettant un âge d’or passé dans lequel la séparation disciplinaire n’existait pas. Cela aboutit malheureusement à un magma sans délimitation claire, dans laquelle la richesse de chaque discipline est gommée. Comme si l’échange ne pouvait aboutir qu’à la perte de la richesse de chacun. Est-ce le constat d’un défi impossible à atteindre ? Non, car je pense qu’une autre approche est possible, dans laquelle la diversité de chaque discipline est respectée tout en étant ouverte à la richesse de l’autre. Déjà, des tentatives naissent et, pour illustrer mon propos, je vais m’appuyer sur deux exemples : un enseignement qui a lieu à l’université de Tours et une rencontre qui a lieu chaque année dans le Sud de la Charente. L’enseignement en question regroupe des doctorants de plusieurs disciplines (physique, mathématique, biologie, psychologie, informatique) et des professeurs (deux physiciens, un économiste et une psychobiologiste). L’originalité de ce cours réside à la fois dans la  méthode (chacun des enseignants participe aux cours des autres, pourtant situés dans un champ disciplinaire éloigné, en posant des questions, en faisant un développement sur un point précis, devenant ainsi tour à tour enseignant et élève) et dans le contenu pédagogique, qui est une véritable gageure: faire entrer chacun dans le monde de l’autre et en échange recevoir de l’autre un point de vue sur sa propre discipline pourtant si spécialisée. Ainsi, le psychologue entre dans le monde du physicien et renvoie à ce dernier ce qu’il a reçu, ce qui vient par une sorte d’effet  boomerang » féconder le champ de la physique. Cette expérience novatrice est particulièrement riche, aussi bien pour celui qui fait le cours (qui ressent la nécessité de clarifier son discours bien plus que lorsqu’il s’adresse à un auditoire spécialisé) que pour celui qui le reçoit (qui s’enrichit aussi en pénétrant dans la méthodologie de l’autre). Ainsi, chacun est renforcé dans son identité, tout en voyant son propre domaine prendre une nouvelle tournure. Dans le même esprit, des chercheurs de diverses disciplines (biologie, physique, économie) font l’expérience depuis plusieurs années de se retrouver en été pour quelques jours de travail à la campagne, dans le cadre bucolique de Sainte Souline, petit hameau du Sud des Charentes. Chacun amène son ordinateur, et travaille dans son domaine. Les échanges, destinés à entrer dans le monde de l’autre, se font spontanément (par exemple pendant la préparation ou le partage du repas), ou lors de communications plus élaborées, dans lesquelles chacun présente son travail disciplinaire. Il ne s’agit pas ici de produire un alliage informe qui n’aurait plus aucune des caractéristiques spécifiques de chaque discipline, mais bien de dialoguer dans un esprit d’échange tel que chacun garde son identité. Ainsi, une interdisciplinarité renouvelée est en train de naître, qui respecte l’identité de chacun.
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<title>Où est l'erreur?</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/08/26/ou-est-l-erreur.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Sun, 26 Aug 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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Certains sujets de société déclenchent des passions. J'y pensais hier en entendant l'actualité. Le journaliste évoquait une confrontation entre d'une part des agriculteurs cultivant des OGM et défendant la notion de propriété privée et d'autre part des militants anti-OGM, défendant le principe de précaution. Je n'ai personnellement pas d'opinion tranchée sur la question, car je ne sais pas bien évaluer où est le moindre mal pour une société plus fraternelle: les OGM peuvent permettre d'augmenter le rendement de certaines cultures et donc fournir une alimentation diversifiée dans les pays pauvres, ils peuvent aussi permettre de réduire l'épandage d'insecticides (ces deux aspects sont positifs)  mais en même temps on ne sait pas évaluer le risque à moyen terme (c'est peu fraternel pour les générations futures). L'idée ici n'est pas d'en débattre. Cependant, il est une chose dont je suis certaine: l'attitude des uns envers les autres est tout sauf respecteuse et fraternelle. Pour avancer sur cette question, il serait surtout nécessaire que les uns et les autres parviennent à éliminer les attitudes trop émotionnelles, à écouter l'autre respectueusement jusqu'au bout, sans s'énnerver et en étant prêt éventuellement à changer d'opinion, ou, du moins, de croire que l'opinion de l'autre contient aussi du positif et une richesse. Bref, ce qui serait nécessaire, c'est un vrai dialogue!
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<guid isPermaLink="true">http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/08/01/interdisciplinarite-au-coeur-de-l-ete.html</guid>
<title>Interdisciplinarité au coeur de l'été</title>
<link>http://fraternite.blogspirit.com/archive/2007/08/01/interdisciplinarite-au-coeur-de-l-ete.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Dialogue</category>
<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 09:27:28 +0200</pubDate>
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C’est le coeur de l’été, dans un coin de campagne au sud de la Charente. Il y a là une grande maison, entourée de prés, de forêts, de champs de tournesol. Des chercheurs de diverses disciplines (économie, biologie, physique) ont choisi d’y passer quelques jours : 12 jours pour les uns, moins pour d’autres, car la durée est laissée au choix de chacun. Chacun a emporté son ordinateur portable, et plein de travail. L’objectif est de travailler au calme, sur un projet de fond, ou bien d’en profiter pour poursuivre un travail déjà engagé avec un autre collègue, lui aussi présent. Chacun s’est installé avec son ordinateur, qui dans sa chambre, qui dans la grande pièce commune, qui dehors au soleil. Loin du harcèlement quotidien qui fait la vie de bien des chercheurs : coups de fil, e-mails, visites, bruit, etc. Une occasion rêvée de faire ce que l’on n’aurait jamais le temps d’engager autrement. Parfois, quelques uns décident d’aller faire un jogging dans la campagne environnante, ou d’aller nager dans un lac situé pas trop loin. L’ambiance est donc à la fois studieuse, et détendue. A l’occasion, des échanges s’engagent : cela survient spontanément, par exemple alors que des chercheurs de disciplines différentes préparent le repas ensemble, ou font un jogging, ou bien à table. Parfois aussi, le soir, l’un ou l’autre fait un exposé dans lequel il expose son travail et ses méthodes aux participants des autres disciplines, tout en restant parfaitement professionnel dans son domaine. Il ne s’agit pas ici de gommer les aspérités, mais de les fructifier. Cela permet en effet de s’ouvrir à la discipline de l’autre : un genre d’interdisciplinarité du quotidien, à l’écart des grandes théories sur la multidisciplinarité et autres discours parfois stériles, voire fumeux. De part le temps que chacun consacre à son travail, chacun est renforcé dans son identité, tout en voyant son propre domaine prendre une nouvelle tournure par les échanges avec les personnes des autres disciplines. Il ne s’agit pas ici de produire un alliage informe qui n’aurait plus aucune des caractéristiques spécifiques de chaque discipline, mais bien de dialoguer dans un esprit d’échange tel que chacun garde son identité. Certains de ces échanges peuvent aboutir à des projets de travail interdisciplinaire, comme par exemple la rédaction d’un article commun. Interdisciplinarité, dialogue, respect de l’autre, vie commune sont autant de mots clefs qui expriment la teneur de ce séjour. Ainsi, un dialogue fécond est en train de naître, qui respecte l’identité disciplinaire de chacun. &lt;br /&gt;C'était un temps de mon été
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