12.09.2009
Dialogues tous azimuths
Autour de moi, beaucoup de propos sont noirs, archi-noirs: tout va mal, et ira de plus en plus mal. C'est presque de bon ton que de confirmer le pessimisme ambiant en affichant une mine aussi grise que possible. Mais cela est-il justifié? Dans l'actualité, il y a aussi des signes très positifs. Par exemple, le 1er septembre dernier, la Turquie et l'Arménie, deux pays en froid depuis le génocide arménien, ont rendu public une "feuille de route" sur l'établissement de relations diplomatiques et sur le développement de relations bilatérales. Et l'édition de demain du Journal Le monde annonce à la une que "Les Etats Unis et l'Iran vont amorcer un dialogue". Pourtant, dans les deux cas, la situation semblait bien loin de l'apaisment et d'un dialogue renoué. Alors, n'y aurait-il pas aussi des raisons d'espérer? Est ce vraiment naïf que de refuser la morosité et le péssimisme? je crois que non, et je suis déterminée à lutter contre cette mode de la noirceur. Non par naïveté. Non par imbécilité. Non pas parce que je voudrais lutter contre les effets de mode, histoire de faire chic. Mais juste parce que je pense que cette noirceur n'est pas justifiée, et que le monde tend vers le dialogue et la paix.
20:15 Publié dans Le coin des bonnes nouvelles pour la fraternité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, paix
13.11.2008
Construire
"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts" Isaac Newton
23:01 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, paix
15.08.2008
Cameroun-Nigeria: exemple d'un conflit réglé par la dialogue
Peu de médias en ont parlé.. Pourtant, depuis hier matin, un différend territorial opposant le Nigeria et le Cameroun a été conclu par le dialogue.. En effet, le Nigeria a rétrocédé au Cameroun la presqu'île de Bakassi, évitant la reprise d'un conflit qui avait sévi dans cette région en 1981. Le conflit datait depuis les indépendances (1960), et a été résolu grâce à la Cour internationale de justice.
A noter: la presqu'île en question est un territoire de 700 kilomètres carrés, riche en ressources pétrolières, gazières et halieutiques. Il ne s'agit donc pas d'une rétrocession sans enjeux économiques. On peut féliciter le courage de la décision du président nigérian, d'autant plus admirable qu'il affronte une forte opposition dans son pays. Ce fait démontre une fois de plus que le dialogue peut éviter bien des morts! Fait intéressant: cette décision exemplaire a été prise entre deux pays africains, alors que les médias ne cessent de nous dépeindre ce continent comme l'exemple-type des guerres tribales et des violences en tout genre. Voici donc un nouvel exemple de tout le positif de l'Afrique d'aujourd'hui!
En entendant à la radio les nouvelles du conflit au Caucase, je regrettais que peu de médias aient évoqués cette nouvelle africaine qui contient pourtant tant d'espoir! Comme si tout le monde s'emballait avec délectation pour la dévastation, comme si le malheur fascinait ces spectateurs avides que certains médias voudraient que nous soyions! "Les malheurs d'autrui ont toujours quelque chose de réjouissant pour le regard des autres.. " (dans Les démons, Dostoïevski). Que ferons nous pour lutter contre cette tendance morbide?
16:05 Publié dans Le coin des bonnes nouvelles pour la fraternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paix, fraternité, justice, dialogue
24.05.2008
Concilier défense et soucis humanitaire?
Peu de médias en ont parlé.. Pourtant, hier, à la Conférence de Dublin, un geste important a été posé en ce qui concerne les armes à sous-munitions (ces armes, aussi appelées armes à dispersion, qui dispersent des sous-munitions explosives sur de vastes territoires, causant énormément de victimes civiles). En effet, lors de la conférence de Dublin, censée proposer un traité visant à suspendre l'utilisation de ces armes, la France annoncé par la voix de son Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qu'elle allait retirer immédiatement du service opérationnel la roquette M26, une arme qui représente plus de 90 % des stocks français de sous-munitions. Non seulement cette décision est exemplaire en ce qu'elle anticipe d'éventuelles mesures plus contraignantes, mais aussi parce qu'elle indique que l'on peut parfois concilier défense nationale et soucis humanitaire.
22:08 Publié dans Le coin des bonnes nouvelles pour la fraternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, paix, dialogue
06.04.2008
Un sourire d'encouragement
Une réunion décisive se tient concernant -entres autres- le service de recherche de 25 personnes que je dirige à l'université. Je n'y suis pas conviée, mais j'apprend que des décisions y ont été envisagées qui ne permettent pas la survie du service. Tout s'écroule, les efforts de bien des années, et aussi le futur de beaucoup de jeunes docotrants qui travaillent à mes côtés. Ces décisions ont été prises en raison du manque de courage d'un collègue, qui a manifestement préféré ne pas affronter la fronde malveillante d'une jeune collègue, plutôt que de défendre la justice et la rigueur éthique. Le surlendemain, je croise ce collègue à une réunion. Je vois qu'il m'évite, regarde parterre, n'ose pas rencontrer mon regard. La honte sans doute. Que faire? Choisir la facilité et l'éviter moi aussi? Lui jeter un regard haineux? Non, telles ne sont pas mes convictions. Je tente de regarder dans sa direction, mais sans parvenir à croiser son regard. J'insiste, finis par lui faire un sourire. La glace est rompue. Ca n'ira pas plus loin ce soir là, mais promouvoir la paix signifiait entammer à nouveau un minimum d'échanges. Bien sûr, les choses ne sont pas terminées et cela ne m'empêchera pas de continuer à me battre pour le service, mais dans un esprit de justice et de dialogue.
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10.03.2008
Susciter la paix
Vendredi, alors que j'étais tranquillement installée dans mon bureau, j'entends des éclats de voix à l'autre bout du couloir. Je reconnais la voix d'un collègue, et suis attérée de sa violence: "Dégage!" lance-t-il à plusieurs reprises à son interlocuteur. Puis, un silence lourd et pesant s'installe. Je ne sais quoi faire et décide de me renseigner. J'apprends alors que mon collègue s'est emporté contre un doctorant étudiant dans le service de recherche que je dirige à l'université. Si je veux oeuvrer pour la paix et la fraternité, je ne peux rester immobile et, malgré les réserves que m'inspire ce genre de situation (je préfèrerais continuer à travailler tranquillement dans mon bureau, sans me risquer à des explications complexes et à une éventuelle incompréhension), je décide d'aller parler à ce collègue, pour comprendre les raisons qui l'ont poussé si loin, et aussi lui faire connaître ma réprobation. Car, quelqu'en soient les motifs, ce genre de comportement est inadmissible. Après discussion, il admet s'être emporté et regrette sa colère. Je lui exprime alors mon souhait qu'il fasse savoir à l'étudiant qu'il regrette ses paroles et il accepte. Cela me semble en effet nécessaire pour que la sérénité revienne aussi dans le coeur de cet étudinat, qui est très touché de ce qui s'est passé. Je reviens dans mon bureau avec la paix a un peu avancé aujourd'hui dans mon service, ce petit morceau du monde qui m'est confié.
22:59 Publié dans Paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, paix
14.02.2008
Demander pardon
Ca y est! Hier, à Canberra (Australie), le premier ministre fraîchement arrivé au pouvoir, Kevin Rudd, a ouvert la session du Parlement en présentant les excuses officielles de l'Australie aux Aborigènes. "Nous présentons nos excuses pour les lois et les politiques des parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une peine, une douleur et une perte profondes à nos compatriotes australiens, a déclaré M. Rudd. Aux mères et pères, aux frères et sœurs, pour avoir séparé des familles et des communautés, nous demandons pardon. Et pour l'atteinte à la dignité et l'humiliation infligées à un peuple fier de lui-même et de sa culture, nous demandons pardon. Les termes sont forts, car les demandes de pardon sont très rares dans l'histoire des peuples. Le terme "pardon" a été employé en quelques occasions dans le domaine des relations publiques. On peut par exemple mentionner l'épiscopat français demandant pardon à la communauté juive, le 30 septembre 1997 au camp de Drancy pour sa passivité sous le régime de Vichy ou le Pape Jean Paul II formulant quatre-vingt-quatorze demandes de pardon sur des thèmes aussi divers que les persécutions contre les juifs, les croisades, l'Inquisition, les conversions forcées, l'affaire Galilée, la traite des Noirs, les erreurs commises lors de l'Evangélisation de la Chine... En dehors de l'Eglise, le terme est rarement employé. On peut mentionner la demande de pardon du Syndicat national des policiers en tenue (SNPT) pour l'attitude de la police à l'égard des juifs lors de la seconde guerre mondiale ou la demande faite par le premier ministre belge Guy Verhofstadt aux Rwandais pour le génocide de 1994. Le plus souvent, les états ou institutions diverses demandent des excuses (ce qui signifie que les actes commis étaient excusables, contrairement au pardon, qui peut indiquer que la chose n'est pas excusable), organisent une amnistie ou reconnaissent les fautes commises (c'est loin du pardon). On ne peut être que plus enthousiaste de l'attitude actuelle du premier ministre australien. Car souvent la demande de pardon est nécessaire pour retrouver le dialogue et la paix.
20:50 Publié dans Le coin des bonnes nouvelles pour la fraternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, pardon, dialogue, paix
29.01.2008
Ouverture et sectarisme
Ce matin, à la radio (une radio sérieuse, France Culture!), j'entend l'information suivante: à l'Institut Catholique de Paris s'ouvre ces jours ci un diplôme destiné à la formation des immans. En y réfléchissant, je trouve cela plutôt audacieux et positif, témoignant d'une grande ouverture d'esprit à la fois de la part des catholiques et des mulsumans. Un beau pas dans le sens du dialogue entre religions. Je décide d'en savoir davantage et pars donc à la recherche d'informations sur le net. Là, l'horreur: intolérance, sectarisme et bêtise de tous les côtés. En plus, personne ne semble prendre la peine d'aller à la source. Je m'aventure donc sur le site de l'Institut Catholique de Paris ( http://www.icp.fr/fasse/actu.php?recipient_out=1772). Dans la rubrique correspondant à la Faculté des Sciences Sociales et Economiques, on trouve une description très détaillée de la formation. Il s'agit d'un Diplöme universitaire intitulé "Religions, laïcité, interculturalité". Les expressions clefs: compréhension mutuelle entre les différents acteurs d'une démocratie laïque et sociale, problématiques interculturelles et religieuses, laïcité. Je trouve cela plutôt beau que de voir que les acteurs culturels d'une religion décident d'offrir, à ceux qui ne partagent pas leur convictions ou professent une autre religion, la possibilité de se former et de réfléchir à la tolérance, à la laïcité et cela loin des polémiques, des conflits, de tout esprit partisan. Il n'est nullement question de former des immans radicaux comme je l'ai vu sur certains sites. Comme quoi, il est utile de réfléchir, de s'informer, de ne pas réagir comme un ressort à tout ce qu'on entend, degarder l'esprit ouvert et disponible!
22:00 Publié dans Dialogue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laicité, dialogue, fraternité, religions, paix, metissage
10.01.2008
Je n'ai fait que sourire
Je suis responsable d'un laboratoire de recherche à la fac. Tous les soirs, alors que je suis encore dans mon bureau, un agent d'une société privée passe faire le ménage. Il rentre dans la pièce pour prendre la poubelle et, pour éviter qu'il n'ait à se baisser, je la lui tends en le regardant droit dans les yeux et en souriant: il la prend, la vide et me la rend, me regardant lui aussi en souriant. Pendant des mois, rien d'autre que ces sourires échangés: l'homme fait son travail et moi le mien, dans une relation de respect mutuel. Un jour, au bout de quelques mois, nous commençons à échanger quelques mots: il découvre que je connais son pays, le Togo, pour y avoir mené une action humanitaire. Et nous découvrons d'autres points communs, comme la valeur accordée au soucis de l'autre, le goût pour la fraternité. Les échanges deviendront plus denses. Un jour, il m'annonce son intention de démissioner de la société qui l'a embauché. Je m'inquiète de ses revenus qui risquent de devenir insuffisants. L'homme m'explique alors qu'il possède plusieurs commerces en ville et que ce revenu ne lui est pas nécessaire. Qu'il avait seulement décidé de faire une "expérience" dans le but de constater comment était traité un homme de ménage noir dans une université française. Son constat est accablant: en dehors de notre service, personne n'a croisé son regard, personne n'a sourit, comme s'il n'existait pas. J'en suis révulsée d'horreur: tant de mépris chez nous? Pourtant, je n'ai fait que le regarder et sourire...
22:30 Publié dans Se soucier de l'autre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, sourire, solidarité, paix
05.01.2008
Jeux vidéos ou émissions TV violentes: elles modifient le fonctionnement cérébral de l'enfant
Une étude récente (pour plus de détails, voir http://www.sosparents.org/Brain%20Research%20Study.htm ou http://www.killology.com/new_media_vio.htm) est venue confirmer ce que beaucoup redoutaient déjà: le fonctionnement cérébral est altéré chez les adolescents ayant beaucoup pratiqué les jeux vidéos violents ou regardé des films violents à la télévison. En effet, ces adolescents présentent un déficit du fonctionnement du cortex frontal. Le cortex frontal est une région du cerveau très développée dans l'espèce humaine: en effet, c'est la région du cerveau qui distingue le plus l'homme des autres mammifères. Cette région du cerveau est sollicitée par les fonctions d'inhibition (qui nous permet d'inhiber les comportements indésirables, comme par exemple l'agressivité), la résolution de problèmes complexes, certaines formes de mémoire, les fonctions de planification (prévoir les conséquences de nos actes), les jugements esthétiques et moraux, etc.. Son altération chez les adolescents exposés à cette violence médiatique suggère qu'ils risquent de présenter des dysfonctions de ces processus, ce qui est plus qu'inquiétant et confirme qu'exposer des enfants à cette violence n'est pas neutre, et peut avoir des conséquences durables. Prenons garde, donc!
13:05 Publié dans Biologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, paix, cerveau, violence

