03.02.2008

Petit geste

Ce n'est qu'un petit geste. Ce soir, devant la porte de l'immeuble, un sachet en plastique vole au vent. Je m'apprête à continuer mon chemin, me disant qu'il s'envolera ailleurs, que quelqu'un sûrement le rammasera, que sais-je encore? Mais une petite voix, au fond de moi, se fait audible: est-ce fraternel de laisser quelqu'un d'autre le faire? je reviens en arrière, court après le sachet, l'attrape enfin, le rammasse, descend à la poubelle collective de l'immeuble pour le déposer. Ce n'est qu'un geste minuscule, presque rien. Mais n'est ce pas plus fraternel d'offrir à la personne suivante qui passera ici un monde un tout petit peu plus beau, car débarassé de ce sachet? Mettre un peu de beauté dans le monde, voilà aussi un geste de fraternité.

24.01.2008

Le préjudice écologique

Il y a un peu plus d'une semaine (16 janvier 2008), la 11e Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict dans le procès de l’Erika, du nom de ce pétrolier maltais avarié et chargé de 31 000 tonnes de fioul lourd, qui a pollué gravement la côté du Finistère en 1999. Pour la première fois, la notion de préjudice écologique, liée à l’atteinte portée à l’environnement, a été reconnue dans le droit français. C'est indéniablement une avancée dans le domaine de l'écologie. En effet, on peut espérer que cette décision fera jurisprudence, incitant à davantage de responsabilité envers l'environnement, l'avifaune sauvage, la biodiversité. Et qui dit avancée dans ce domaine, dit aussi progrès pour la fraternité envers la générations futures: nous somems en effet responsables de transmettre aux générations futures une terre aussi préservée, comportant la meximum d'spèces différentes.

22.09.2007

Le trou d'ozone diminue plus vite que prévu, grâce aux efforts de tous

Il y a 20 ans, la situation était alarmante: tout le monde parlait du "trou dans la couche d'ozone". Les représentants de 191 pays du monde se sont alors réunis sous l'égide des Natiosn Unies à Montréal, en 1987, pour se mettre d'accord sur un programme visant à éradiquer les causes de ce phénomène, à savoir les CFC. Les CFC sont des gaz chlorés longtemps utilisés dans les réfrigérateurs et les aérosols. Ils ont alors été remplacé par des substituts moins nocifs, les HCFC. Depuis, le trou dans la couche d'ozone s'est réduit de 0,3 % par an et Sylvie Lemmet, directrice de la division technologie, industrie et économie du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) pense que "aujourd'hui, 95 % des substances qui devaient être éliminées à l'horizon 2010 l'ont déjà été ». Mieux encore, les scientifiques estiment que la couche d'ozone retrouvera vers 2055 son état de 1980.
Ces derniers jours, vingt ans après la signature de ce traité de Montréal, les représentants de près de 200 pays se sont à nouveau réunis, vendredi soir 22 septembre, à Montréal, dans le but d'éliminer plus vite que prévu les substances qui contribuent à la réduction de la couche d'ozone. Ils prévoient de remplacer les SAO (substances appauvrissant la couche d'ozone) par des substituts moins polluants, tout en tenant des limites de chacun: par exemple, les pays en voie de développement disposeront d'un délai supplémentaire.
Comme quoi, avec la coopération de chacun et le dialogue, des progrès sont possibles! ne désespérons pas!

27.08.2007

Bonnes nouvelles au JT

Non, le journal télévisé ne fait pas seulement sensation avec des faits divers affligeants. Parfois, on y trouve aussi des infos belles, montrant un plus dans le sens de la fraternité.
Deux exemples cette fin de semaine. Samedi: on nous annonce le décès de notre ancien premier ministre, Raymond Barre. Il a été aussi maire de Lyon. Et voici qu'on nous présente son successeur à la mairie, Gérard Collomb, du bord politique opposé (l'actuel maire est socialiste, et Raymond Barre était UDF), qui ne tarit pas d'éloge sur le disparu. Et Gérard Collomb d'évoquer avec bonheur devat les caméras les visites impromptues de Raymond Barre, lui proposant de faire ensemble un tour dans leur ville.. On sentait deux hommes, de bords politiques opposés, mais avec un même regard orienté autour du bien commun de Lyon.
Autre exemple: la tradition oppose les agriculteurs, décrits volontiers comme "pollueurs", épadant force insecticides et les apiculteurs, qui en souffrent puisque les insecticides tuents les malheureuses abeilles. Et pourtant, ces deux opposés peuvent aller au delà de ces querelles et s'allier pour le bien des deux parties: des apiculteurs fournissent gratuitement aux agriculteurs des semences pour faire fleurir des jachères fleuries, dites jachères apicoles (plus de renseignements sur http://www.jacheres-apicoles.fr/index.php), les agriculteurs qui ont l'obligation des jachères les sèment, pour le plus grand bien des abeilles et des apiculteurs... Conclusion: l'unité fait progresser chacun, cqfd!

26.08.2007

Où est l'erreur?

Certains sujets de société déclenchent des passions. J'y pensais hier en entendant l'actualité. Le journaliste évoquait une confrontation entre d'une part des agriculteurs cultivant des OGM et défendant la notion de propriété privée et d'autre part des militants anti-OGM, défendant le principe de précaution. Je n'ai personnellement pas d'opinion tranchée sur la question, car je ne sais pas bien évaluer où est le moindre mal pour une société plus fraternelle: les OGM peuvent permettre d'augmenter le rendement de certaines cultures et donc fournir une alimentation diversifiée dans les pays pauvres, ils peuvent aussi permettre de réduire l'épandage d'insecticides (ces deux aspects sont positifs) mais en même temps on ne sait pas évaluer le risque à moyen terme (c'est peu fraternel pour les générations futures). L'idée ici n'est pas d'en débattre. Cependant, il est une chose dont je suis certaine: l'attitude des uns envers les autres est tout sauf respecteuse et fraternelle. Pour avancer sur cette question, il serait surtout nécessaire que les uns et les autres parviennent à éliminer les attitudes trop émotionnelles, à écouter l'autre respectueusement jusqu'au bout, sans s'énnerver et en étant prêt éventuellement à changer d'opinion, ou, du moins, de croire que l'opinion de l'autre contient aussi du positif et une richesse. Bref, ce qui serait nécessaire, c'est un vrai dialogue!

02.06.2007

C'est la journée du vélo aujourd'hui!

C'est la journée du vélo aujourd'hui! Une excellente occasion de vivre pour la fraternité!medium_Murg_2_Catherine_06_039.jpg Car non seulement la pratique du vélo est favorable au dialogue et aux échanges (on parle tout de même plus avec les autres cylcistes qu'avec les autres automobilistes quand on est en voiture) mais favorise aussi la fraternité avec les générations futures, en raison de l'absence de pollution de l'air et d'absence d'émission de gaz à effet de serre.. Pour ma part, je l'utilise pour aller au travail quand c'est possible, et aussi en vacances (ci contre une photo prise par mon amie Elise lors de nos vacances l'an dernier). Sans compter sur l'effet bénéfique sur la santé, qui nous donne la pêche pour ensuite vivre pour les autres! Au moins 3 raisons donc d'utiliser son vélo quand on veut vivre pour la fraternité. Mais peut être que vous avez d'autres arguments à dévelopepr!

08.04.2007

Politique et fraternité: le souci de l'environnement

Et l’écologie alors ? Tout le monde s’en soucie et on ne peut que s’en réjouir car c’est un point fondamental pour la fraternité. En effet, le souci de l’environnement permet de léguer aux générations futures une terre en « meilleur état » ; c’est donc un aspect de la fraternité avec les générations futures. Le soucis de l’environnement permet aussi la fraternité avec les plus pauvres car on sait par exemple que les régions du monde qui subiront le plus dramatiquement les effets du réchauffement climatique sont justement les plus déshéritées : régions de l’Afrique sub-saharienne (le réchauffement diminuerait encore davantage l’autonomie agricole de ces pays) et régions de bord de mer (par exemple le Bengladesh, qui serait totalement inondé). Que proposent les uns et les autres ? Réforme de la PAC pour favoriser l'agriculture biologique, création d'une taxe sur la consommation des carburants fossiles, diminution de 25 % de la consommation d'énergie d'ici à 2020, maintien de la production d'énergie nucléaire, assortie d'une obligation de transparence et baisse de 10 km/h de la vitesse sur les routes (François Bayrou) ; lancement d'un programme de recherche sur les économies d'énergie et création d'un pôle public de l'énergie, réflexion autour d'une production d'énergie nucléaire propre , moratoire sur la production d'OGM en plein champ, impôt sur les profits pétroliers pour financer un Fonds national de lutte anti-pollution et application du protocole de Kyoto (Marie Georges Buffet) ; 20 % de la production d'énergie renouvelables d'ici à 2020, création d'un pôle public de l'énergie, développement des transports collectifs, principe pollueur-payeur ; objectif zéro déchet industriel d'ici à 2012, éco-redevance décourageant le transport du fret par la route, généralisation des économies d'énergie dans le logement, Vice-premier ministre chargé du développement durable, organisation mondiale de l'environnement et PAC mondiale, réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, TVA tendant vers zéro pour les éco-industries, arrêt des cultures d'OGM en plein champ et débat public sur le sujet (Ségolène Royal) ou taxer la pollution plutôt que le travail, maintien de la production d'énergie nucléaire pour limiter le rejet de gaz à effet de serre, promotion d'un droit international de l'environnement (Nicolas Sarkozy). Ces mesures se recoupent partiellement, mais pas totalement.

29.03.2007

Politique et fraternité

Ces derniers temps, le mot « fraternité occupe une place de choix dans les médias, parfois à la façon d’une incantation. Comme chacun le sait, il s’agit du dernier terme de notre devise républicaine : on le trouve sur le fronton de nos institutions, des écoles et des tribunaux, associé à la « Liberté et à « l’Égalité ». A l’approche des échéances électorales, les candidats n’ont pas manqué de s’en souvenir et le mot est revenu sur le devant de la scène. Mais que faudrait-il faire pour qu’un programme politique soit au service de la fraternité ?
Il me semble que la fraternité se construit dans trois domaines distincts : la fraternité au sein d’une nation ou d’un pays, la fraternité avec les autres pays et la fraternité avec les générations futures. Le premier domaine concerne le souci des pauvres et des marginaux au sein d’un pays, la nécessité de proposer un emploi et un système de santé efficace à tous, en particulier dans les zones les plus défavorisées comme les banlieues. Le second concerne la solidarité avec les pays en voie de développement, la promotion de la paix dans les instances internationales, le renforcement de la coopération européenne. Le dernier se réfère à l’idée de ne pas laisser aux générations futures des problèmes que notre société d’aujourd’hui aurait produit : on peut évoquer le problème des retraites (ne pas mettre en place une solution pérenne au plus vite met en danger la possibilité de maintenir un système équitable dans le futur) , le problème du déficit de l’état et son corollaire, la dette publique (qui devra être remboursée dans le futur), le souci de l’environnement (ne pas piller des ressources sans en laisser pour les générations futures, réduire la pollution de l’air et de l’eau, diminuer le recours à des énergies fossiles), la nécessité de développer la recherche (seule un pays qui développe sa recherche a de l’avenir) et l’éducation, aussi bien primaire que supérieure.
Si nous avons fait le choix de développer une société plus fraternelle, cela peut aussi se concrétiser dans le domaine du choix d’un programme politique. Bien souvent, nous faisons des choix en fonction de critères qui sont bien éloignés du choix de la fraternité. Nous pouvons ainsi être amenés à faire des choix en fonction de nos habitudes (je choisis untel car j’ai toujours voté ainsi), de tel point précis sans ce soucier du programme dans son ensemble ou même en fonction de critères qui se situent dans la sphère affective (je ne voterais pas pour X car il m’est antipathique). Faire le choix de la fraternité en politique signifiera alors dresser une liste minutieuse des domaines qui nous semblent importants pour la fraternité, les hiérarchiser, et ensuite étudier attentivement les divers programmes pour vérifier en quoi ils correspondent à ces choix. On peut imaginer le modèle d’une grille, dans laquelle les lignes seraient les points des programmes incontournables pour développer la fraternité, et les colonnes les programmes des différents candidats. Ceux d'entre vous qui le souhaitent, peuvent mettre dans le commentaire des suggestions de "ligne", pendant le week end de Pâques je ferai la grille..

28.02.2007

Une politique plus fraternelle?

En cette période pré-électorale, on ne peut guère ignorer les enjeux qui sont à notre porte.. Une question qu'on pourrait néanmoins se poser est la suivante: est ce que les programmes politiques proposés permettent la promotion d'une société plus fraternelle? Pour y réfléchir, nous échangeons des mails à ce sujet avec un petit groupe d'amis. Je ne suis pas engagée au sein d'un parti politique.. Ce qui m'a semblé intéressant, c'est de réfléchir à cette question en dehors des enjeux partisans et en dehors des préjugés. En effet, chacun a des préférences pour tel candidat ou tel autre. Mais, est ce que ces préférences et ces préjugés seraient confirmés si on étudiait objectivement leur programme, sans a priori? Pour ce faire, nous avons décidé de proposer nos propres priorités pour une société plus fraternelle. Ensuite, à posteriori, il nous sera possible d'aller voir si nos priorités se retrouvent dans les programmes de nos candidats favoris. Nous avons ainsi identifié 3 grands chantiers: la fraternité avec les générations futures (par exemple l'écologie ou le problème des retraites), la fraternité avec les autres pays (surtout ceux en voie de développement) et la fraternité en France.. Merci de réagir si vous avez des propositions à faire pour enrichir ou modifier ce cahier des charges, ou pour dire que cela vous convient! Je vous en dis plus un autre jour!