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Fraternité - Page 3

  • La fraternité est contagieuse

    C'est l'un de ces faits insignifiants, tellement insignifiant qu'il semble inutile d'en parler.. Pourtant, il peut arriver qu'une "leçon" grandiose se dégage d'un fait minuscule, et c'est pour cela que le mentionner devient utile. Alors voilà: l'autre jour je suis à la caisse de la petite superette bio où je fais mes courses avec un caddie bien chargé, et bien sûr je suis comme toujours pressée. Une femme qui arrive en courant à la caisse, et je sens qu'elle est déçue de la file qu'elle y voit. Je lui propose donc de passer, et c'est le temps d'un bref échange, car elle me dit que sa fille est malade. Du coup, la personne qui est devant elle lui cède la place à son tour, et notre file d'attente se transforme en une petite chaîne d'échange et de solidarité. Morale d'histoire: la fraternité ne reste jamais isolée, elle est contagieuse.. Vous démarrez, et d'autres poursuivent la chaîne!

  • La note du restaurant

    Samedi, alors que je vérifie la note du restaurant, je m'aperçois que le restaurateur s'est trompé, puisqu'il m'a facturé des entrées moins chères que celles que j'avais commandées (le montant incriminé représente 10% de la facture totale). J'en parle aux deux personnes que j'avais invitées, et qui me conseillent de "faire comme si je n'avais rien vu", mais ma conscience m'en empêche. Lorsque je serveur vient pour encaisser, je lui signale donc l'erreur en lui disant de rectifier, mais ce dernier me dit que puisque je l'ai signalé, on peut laisser tel quel. J'en suis heureuse, car un belle relation a pu s'instaurer avec le serveur grâce à ce petit fait. Et les personnes que j'avais invitées ont été heureuses elles aussi, ayant gagné la conviction qu'on ne perd par focément en étant honête!

  • Réconcilier des théories opposées

    Je suis chercheur, spécialisée dans le domaine de la dépresion, la maladie du siècle. Actuellement, deux théories s'opposent: pour l'une d'elles (que j'ai contribué à promouvoir) le problème vient d'un déficit de nouveaux neurones dans le cerveau, et pour l'autre, c'est une affaire d'hormones du stress, libérées de façon incontrolable. Chercher à construire la fraternité signifie aussi regarder l'autre, le différent, l'ennemi en se disant qu'il a quelque chose à nous apporter. Et dans mon cas, cela veut donc donc dire considérer la théorie opposée en pensant qu'elle contient quelque chose de juste. Changer ainsi de regard m'a permis, avec quelques uns de mes étudiants, de faire des expériences qui ont abouti à réconcilier les deux théories opposées, en montrant que le rôle des nouveaux neurones du cerveau était, entres autres, de contrôler les hormones du stress. Les deux théories sont donc justes toutes les deux, l'une complétant l'autre. Cette découverte va permettre de trouver de nouveaux traitements pour cette maladie encore difficle à soigner. La fraternité peut donc avoir des résultats plus qu'efficaces! j'ai pu communiquer mes travaux à des congrès scientifiques, et j'ai pu constater que réconcilier ainsi les opposés était en général très bien acceuilli. Récemment, la découverte a été publiée dans un grand journal scientifique, et a fait l'objet de beaucoup de communication dans les médias (plus de 150 articles), à la fois locaux (TV, radio, journeaux), nationaux (par exemple sur la radio mais aussi dans des magazines féminins) et même internationaux (jusqu'en Australie et au Vietnam).. Je regrette juste de ne pas parvenir à faire ressortir ma joie la plus grande, celle d'avoir contribué à cette réconciliation!